samedi, novembre 14 2015

Pourriture(s)

Dessin de François Boucq sur les attentats du 13 novembre 2015

"Pourritures", voilà le terme qui me vint à l'esprit hier soir alors que je suivais sur les chaînes d'informations et, surtout, sur Twitter, le triste récit des attaques terroristes sur Paris.

Mot de la colère impulsive, sans réflexion.

Puis, parce que le choix d'un mot n'est jamais sans signification, je me suis demandé pourquoi j'avais choisi d'affubler ces brutes ayant trouvés une "respectabilité" perverse à leur amour de la violence de cette insulte. Parce qu'ils sont des corrupteurs.

Leur haine et leur violence pourrissent d'abord leurs esprits et leurs actes. Puis le monde qui les entoure, comme dans une boite de Petri où une bactérie pathogène serait mise en culture. Ils colonisent, agressent et détruisent le milieu qui les entoure. Ils en font un lieu dévasté, putride où rien de sain ne survit. La joie, le bonheur, la communauté, l'autre ne sont plus vu que sous l'angle de la soumission, de la peur, de la douleur que l'on a le pouvoir d'infliger ou la peur de subir. Les réfugiés qui essaient de sauver leurs vies en venant nous demander un peu d'Humanité en sont les témoignages vivants. Mais l'avons-nous compris derrière nos idées barbelées ?

Comme tout agent pathogène qui se respecte, leur but ultime est de tout contaminer. Ils veulent aussi nous atteindre. Ils nous infligent leur violence, nous injectent leur venin. Ils veulent que notre vision humaniste du monde, du vivre-ensemble se salisse dans la lutte contre leurs actions. Ils veulent insérer leur pourriture dans les interstices de notre société, y cultiver des abcès, provoquer l'inflammation du corps social. Dire à ceux, musulmans, Français(e)s issus de l'immigration, qui pourraient en être les victimes, "nous avions raison, nous sommes votre seule issue, nous détenons LA vérité : vous ne pouvez pas vivre ici, la démocratie, les idées de Lumières ne sont pas pour vous". Ils veulent annihiler notre capacité à accepter nos différences pour construire une société unie mais pas uniforme.

Pour cela ils trouveront des alliés objectifs parmi nous, d'autres corrupteurs moins virulents grâce à l'influence de nos Lumières mais qui ont, patiemment, durant des années, nourri leur propre bouillon de culture, leur propre souche de haine et puis, d'autres encore, qui acceptent toutes les marches qui se présentent à eux - même les plus branlantes, les plus pourries - pour accéder au pouvoir.

Leurs armes bien enfoncées dans nos plaies, ils les agrandissent, les infectent, ils veulent que le pus coule, que la fièvre monte. Si nous n'y prenons pas garde, sans s'en rendre compte, par la surenchère sécuritaire, par l'abandon de nos valeurs, par l'index rageur que certains pointent vers ceux qui n'ont rien en commun avec ces monstres, nous risquons de faire pourrir sur pied notre modèle de société.

Ce sont des pourritures parce qu'ils sont la mort, la fin de tout ce qui fait l'Humanité. Ce sont des manipulateurs parce qu'ils veulent faire de nous ce qu'ils sont. Ce sont des corrupteurs car ils veulent que nous bafouions les valeurs démocratiques que nous chérissons tant.

Protégeons la Fraternité de la pourriture.

Sans nom, sang visage !

Ses tueurs cherchent le paradis et nous traitent de monstre, barbare souvent barbu, la liberté, ils veulent la tuer pour qui : Des vierges, leurs verges à le pouvoir de leur donner des yeux noir sang et allument à tout va ceux qui animent le quartier, le jeu, la joie, ayons peur d'eux, mais soyons nombreux à lutter pour être radical, pas d'arme autre que le sourire, une aile d'oiseau et félicitons nos poulets qui volent à notre secours, merci aussi aux services de soins, qui impuissants parfois donnent leur vie à lutter contre les sévices de cette folie sanguinaire. Vendredi treize, un jour ordinaire, non, refus, et je demande l'union politique et pas la récupération sympathique pour exclure de ce Pays où je suis né des gens qui nous nourrissent de leur différence, et ne sont pas des raclures, méfiance, ne nous fiançons pas au maître diable notre peuple irait à l'échec, réunion, et union, un dernier mot colombe, paix ! Pas de haine, liberté, égalité fraternité, Bleu Blanc, rouge notre faciès qu'ils se farcissent n'a pas de couleur mais des valeurs !Un vent de demoiselle

lundi, septembre 28 2015

La troisième voix

10406550_888076814588935_2270742942943477800_n.jpgL’Humain drapait son âme d’un voile de tristesse, de peur de dévoiler ses charmes, le secret de la couche, de paille, de foin, du rhum, des maux de la mère donnant vie, la matrice Nature de ce qui est de l’ordre du sacre de l’innocence, celle unique de l’Enfance. Vous savez bien « Vous », la force collective, qu’irresponsables par essence nos rejetons souhaiteraient respirer une goutte, un brin de muguet, ne pas devenir adultes responsables, ce dessert désert d’Humanité écrit par de nobles plumes sur les murmures des cavernes d’Ours mal léchés pendant que l’Homme moderne vante l’élevage du vin de ses caves. Nous, à l’époque, même nés cyclostomes, nom commun de la Lamproie, la longue proie carnivore des plantes de nos cauchemars arrive, question de cycle Lunaire, ou de Neptune, doués pour l’effort, nous sommes collectivement loin du sommet de l’Everest : « Sauver la planète mer, ou mère à votre loisir Mademoiselle, Madame, Monsieur, le paradis Terrestre existe et on lui pompe l’air !

Nos ancêtres par génie et inventions sont arrivés à gravir la montagne, gagner le sommet du règne animal, un mont atteint par des poussières d’années Solaires, pas scolaires, ni polaires…

Nés simples oiseaux migrateurs, et libres de circuler, de Lire la lyre de la peinture avant d’écrire la grande Histoire ! A ce jour, la langue restant à inventer, et les lois économiques qui vont de pair, les penseurs ne sont pas des danseurs, ils n’ont qu’à ré-établir un système qui ne divise pas. S’unir pour construire un Univers et conquérir le Graal de la noblesse, sans blessure, le blé de nos champs, la carotte du jardin, une onde sans faim qui tourne circulaire et juste. Les étudiants d’Erasmus pensent établir « l’Espéranto » si l’on conserve l’abstrait comme cap capital, en art aveugle du tout ou de ne rien nier du tout de l’évolution et l’éveil de la Mondialisation, c’est en minuscule poussière que Terre finira et adieu notre volatile Paradis. Salvatrice ou mortelle pour la planète, que nos scientifiques discutent et cessent les disputes grotesques et hissent le drapeau paix au lieu d’étaler, si fiers, la masse que leurs poisons connaissent au lieu d’observer et de compter nos bleus… Amis, il est l’heure d’inverser la tendance, et invitons-nous dans la transe, coupons le silence, de la chouette Hulotte. Inventons-nous un Avenir !

dimanche, septembre 27 2015

Le fruit de la conscience humaine

Le fruit de la conscience Humaine

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Sans temps, sans phare, sans voile, sans toit… Séjours low-cost vu du Léon.

Fruit d’une étincelle naquit l’univers, naissance de ses vers, et crayonnage de frontières…

Explosion de joie, Big bang…

Depuis lors, la molécule cherchait son sens chiral, droite ou gauche…

Naissance du bipède, pas le vélocipède, mais l’Humanité ; cette espèce, cœur, assoiffé d’espace. De son berceau, continent tectonique d’Afrique luttant contre l’incontinence, la merde, et la peur du néant.

Au départ, Cro-Magnon, l’ancêtre, inventait la tribu, ses règles simples, le peuple marchait, nomade, et donnait vie et sang contre la farce, ou la force devenue en ce jour celle d’une pièce d’identité, un pouce, un doigt, une tige, des racines, un nom qui permet de voler.

Une Histoire insolite, peu connue voire unique qu’il est inutile de comprendre, d’ailleurs la définition et la séparation infime, voire infirme du génie, du fou, se trouve dans le délice indicible, cette joie aussi confuse qu’absurde de ne pas pouvoir poser une cible militaire sur l’ère de repos, le facteur chance, d’avoir des sens pour voir et ressentir l’amère douleur d’Aimer, Donner, et Mourir.

Parfois, la Terre, cette boule bleue cinglante, servie par une beauté, irréelle, se levait sans voile, pas de brume, sans mystère pour personne…

Et un Milan royal battait des ailes… De là-haut, il observait ces casse-pieds!!!

entretien avec drôle de plume