lundi, novembre 9 2015

La note sucrée / salée

La note, je la connaissais pas, né sans musique... Pas de Bach, de Haendel, ni de Grégoire et ses notes sur les « I »... Pour moi, cette note était une addition, sucrée/salée, une crêpe quoi ! Un chignon, une coiffe de Bigouden. Comment dire ? Je suis né sur un fil électrique, en Afrique, je plaisante. Né où, ah oui sur Terre. Ma mère rouge sang : « Octobre rouge, sens-tu le vent, le ventre ronds de ses enfants » un peu Robinson sans son vendredi sur un espace-temps pacifique, magnifique, un de ses silence faisait que je meublais mon temps à observer les oiseaux, ceux des champs, ceux des villes, ceux des îles et îlots, quel culot ! Oh, puis zut un peu de dérive, je suis un piano, ni noir, ni blanc, un métissage, un filet, pas une entrecôte. D'ailleurs, j'aime parfois m'étendre face à l'Océan et ce navire aquarium, là et seulement là, je m'invente des vies, un exemple, j'ouvre le poste, allume la machine à rêve, enfin je regarde naître des histoires, et regarde mon gentille papa et il me dit Léon va au lit ! J'obéis, le ciel devient gris, la fenêtre sur la cours des miracles s'ouvre, ma maman me berce de sa joli voix, et puis elle tend les draps pour que je n'ai pas froid. Ouvre un livre et me conte une Histoire :

Sur l’île d’Aldabra des gens, heureux, meurent de faim, car chez-eux, la mer se tait, elle désespère de perdre sa richesse de vie, des poissons poisons, des petit gris argenté en croissance pris dans les mailles d’un filet trop fin. La lueur du ciel éclaire le petit paradis ; l’arc-en-ciel, ce dessin aux vagues perdues, sur la Terre brise lame. Sans larme, sans d’autre arme que l’espoir, ils luttent pour préserver la vie, écrivent une partition sans les clefs, et cherchent l’harmonie. Le corail en vipère largue des œufs et des couleurs mystères, du pamplemousse au violet, des mauves et des guillemets. Pour se nourrir de la création…

La raison manque de folies, ces mailles larges qui collent des images, et se traduisent en chair et si on arrête la bêtise de leur pourrir par l’invasion de touriste émotion, aux cachets diarrhées ; je lance l’ancre de mes bleus, une idée qui leur permettrait d’équilibrer l’écosystème de cette mer turquoise, pendant qu’au Nord les vents du Suroît vident les entrailles des abysses, au Sud, le vent pépère se lève sans courage, le pêcher des pêcheurs, est un concept inversé, trop à l’Ouest, peu à l’Est, le navire aquarium doit emporter une bulle d’alevins loin des requins, les laisser croître jusqu’à nourrir nos deux mains… et panser leurs plaies, penser avenir. Enfin, je le crois.